Quatre temps, normal pour du tango...
En fait il s'agit du centre commercial de la Défense, et de la pause tango du lundi et du vendredi. Au départ une initiative sympa, une ambiance sympa dans un cadre sympa. Enfin peut-être. Dans le doute on va dire que c'était sympa.
Maintenant c'est moins sympa. Un des commerces alentour n'aime pas le tango et rogne l'espace, mètre par mètre, semaine après semaine. Les vigiles se font un trip ego-parano et interdisent les sacs à chaussures. Le bon sens suggère pourtant que Ben Laden fera son prochain attentat sur une cible plus emblématique qu'une galerie marchande, un lundi (ou un vendredi) à 13 heures.

Et enfin, on n'entend à peu près rien, le bruit de fond du centre commercial couvre la musique. Au passage, le DJ, sachant en plus qu'il ne dispose pas d'enceintes stéréo pour couvrir l'espace, devrait éviter les morceaux genre Pugliese avec de longs passages où le violon est tout seul et murmure sa complainte à un demi décibel, parce-que dans une milonga normale on perçoit ce demi-décibel, mais dans un centre commercial un demi-décibel c'est comme zéro décibel.
Donc voilà, maintenant au Quatre temps il faut danser sans piste, sans chaussures, sans musique
